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La violence au travail

Parfois plus proche de nous qu'on ne le pense

 

 

Thématique : policier

1 – Jean a réuni tous ses collaborateurs pour fêter la nouvelle année. Il a remercié chaleureusement les services en s'excusant comme d'habitude de ne pouvoir citer tout le monde. Il annonce les nouveaux axes d'action pour l'année à venir, les défis à relever pour sa petite entreprise de 48 salariés, les embauches à faire pour mettre plus de technicité et les promotions tant attendues. La soirée s'étire autour d'un pot bien sympathique. Un seul absent, Marcel, un solide gaillard grippé.

Le lendemain matin, le personnel trouve les locaux ravagés, tout a été répandu sur le sol... sauf un bureau : celui de Monique, la comptable qui a été aussi la première employée de Jean, qui connaît tous les secrets de l'entreprise.

Jean porte plainte. La police arrive rapidement sur les lieux. Les employés sont très perturbés, abattus ou en colère selon. Aucune trace d'effraction. Les locaux ont-ils été bien fermés hier soir ? Pourquoi le bureau de Monique a-t-il été épargné ? Et si c'était elle la coupable, elle qui n'avait pas eu la promotion qu'elle escomptait ? Quelque chose a-t-il été volé ? En effet, l'entreprise dépose régulièrement des brevets très innovants... Et si Marcel dont le changement de service a été refusé n'avait pas vraiment la grippe ?

Jean déplore que les employés se soient montrés hostiles à la mise en place de caméras de surveillance. Mais la liberté a un prix. Le climat de l'entreprise est lourd. Tout le monde soupçonne tout le monde. Mais la police n'exclut pas un simple vandalisme par de jeunes désœuvrés qui auraient pu se laisser enfermer la veille.

Approche : gestion des émotions, pilotage de l'entreprise, besoin de reconnaissance, gestion de crise

2 – Malika, la comptable, admire par la fenêtre les prunus en fleurs, sur fond de ciel bleu pastel. Elle soupire et se remet à la saisie de ses factures. Soudain, une ombre passe devant la fenêtre. Étonnée, elle tourne la tête mais rien. Elle se lève alors et aperçoit avec horreur un corps gisant au sol. Elle se précipite à l'extérieur, ameutant ses collègues en passant. Dominique a juste le temps de murmurer « tout est de sa faute » avant de pousser son dernier soupir. Les secours arrivent, puis la gendarmerie. Une enquête est diligentée, le personnel interrogé. Le médecin légiste signale que Dominique avait bu un alcool fort, renversé en partie sur ses vêtements.

Les gendarmes constatent que la fenêtre du bureau de Dominique est ouverte, sa chaise renversée et son bureau en désordre. Ils trouvent un fond de vodka dans une bouteille d'eau minérale. Son collègue était en congés aujourd'hui. Pas de témoin.

Dominique n'a laissé aucun message expliquant son geste. Norbert, le patron, précise que, suite à de lourdes fautes ces derniers mois, mettant en cause l'entreprise, il envisageait de le licencier. Il lui en avait parlé quelques jours auparavant.

Malika donne l'adresse de Dominique aux gendarmes. Lorsqu'ils se rendent sur place, ils apprennent que l'appartement a été reloué il y a plus de six mois ; Dominique dormait visiblement dans sa voiture. Ils y trouvent des plaquettes entamées d'antidépresseurs. Sa femme l'avait quitté depuis plus d'un an. Un homme si gentil...

Larmes et culpabilité au sein de l'entreprise.

Comment est-il possible que personne ne se soit aperçu de la situation dramatique dans laquelle se trouvait Dominique, toujours souriant et serviable ? Ou ne se soit rendu compte qu'il buvait ? Qui visait-il dans sa phrase « tout est de sa faute » ?

Les gendarmes découvrent sur son téléphone portable un appel vers un SOS harcèlement. Qui pouvait bien le harceler ? La position du corps jette un doute sur le suicide : et si c'était un meurtre ? Qui pouvait avoir intérêt à se débarrasser de Dominique ? Dominique avait-il couvert les fautes de quelqu'un d'autre ?

Approche : les risques psychosociaux, le harcèlement, l'isolement, la gestion de crise

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